Patrice Faubert

L'idée de suicide, le suicide de l'idée

Deux fois sur trois
C'est un homme qui se suicide
Une fois sur trois
C'est une femme qui se suicide
Pas besoin d'être dans le handicap
Pour du suicide suivre le cap
La pendaison, le plus souvent
Et à plus de cinquante pour cent
Pour les hommes
Les médicaments, le plus souvent
Pour les femmes
Mais, il y a des variantes
Surtout, avec la misère diverse qui augmente
L'on retrouve cela
Dans tous les pays
Des milliers de suicides réussis, en France, chaque année
Des centaines de milliers de tentatives de suicides, en France, chaque année
Cela, c'est pour la France
Et des catégories d'âge, en conséquence
La souffrance morale n'a pas de patrie
Comme un cancer généralisé, elle anéantit
Beaucoup de révolutionnaires se sont suicidés
La liste est longue, inutile de l'énumérer
Des inconnus ou des célébrités
D'ailleurs
Au suicide, moi, depuis l'âge de vingt ans
J'y pense, ce, à chaque instant
Et, paradoxalement
C'est bien pour cela que je suis toujours vivant
Autre paradoxe
Autre équinoxe
Il est devenu plus facile d'être une femme
Que d'être un homme
Car, la présence féminine est toujours recherchée
Car, la présence de l'homme est moins privilégiée !
Beaucoup de choses sont gratuites pour les femmes
Et payantes pour les hommes
Surtout dans le monde des annonces
De la censure, de la surveillance, coup de semonce
Tout y est formaté
Tout y est conformé
Tout y est contrôlé
Tout y est arnaqué
Pourtant, il faut payer
TOUT un marché
Quand l'on ne peut plus se rencontrer
Quand, de la vie, TOUT est séquestré
Donc, journaux et sites spécialisés
Jouant de la solitude
Jouant de la multitude
Alors
Qu'avec la loi des probabilités
Car les distances kilométriques, sont là, pour éloigner
Et c'est à peine une fois sur dix
Que de l'autre, l'on fera son fixe
Une femme qui passe une annonce
Ayant des centaines de réponses
Un homme qui passe une annonce
N'a pas ou peu de réponses
De l'inégalité des rencontres
La femme, pour une fois, en remontre
Le temps s'écoule si lentement
Quand l'on est dans l'isolement
Le compagnon vous ayant congédié
La compagne vous fichant dehors, vous êtes renié
Ou alors, c'est un célibat, mais forcé
Donc
Le temps s'écoule comme interminablement
Psychologiquement ou physiquement
Seconde après seconde
Heure après heure
Jour après jour
Semaine après semaine
Mois après mois
Année après année
Quand même dans l'action, dans l'occupation
Le mal de vivre est profond
Vivre, certes, mais d'une autre façon
Sinon, à quoi bon ?
Et puis, le rouge
Et le rouge et noir
Ou simplement, le drapeau noir
Les couleurs historiques du mouvement ouvrier
Par la couleur jaune, comme remplacé, au tout renié
Le jaune des briseurs de grève
Le jaune des briseurs de rêve
Pas étonnant
Car tout est dévoyé, maintenant
Il faudrait surtout des transports en commun
Y mettre beaucoup plus de moyens
Des cars, des bus, des trains
Dans TOUTES les petites villes de France
Faire de la voiture du chacun/chacune pour soi
Enfin, toutes remplies à ras bord, pour lui, eux, elles, toi, moi
De la gratuité permanente
Avec de la communication, mise en commun, comme pensée évidente
Ni autorité, ni hiérarchie
Ni compétition
Ni comparaison
Ni gauche
Ni extrême gauche
Ni centre
Ni extrême centre
Ni droite
Ni extrême droite
Et de l'auto-stop, enfin à son top
Ni délégation, ni représentation
Mais sans la récupération de la réaction
Qui pour le coup ferait un flop
Donc, plus aucune ambiguïté
Quand il n' y a rien à récupérer
De ces nouveaux faux vrais leaders autoproclamés
Parfois, finissant, au cinéma ou à la télé
Toujours le spectaculaire intégré
Alors
Qu'il ne faudrait plus aucun gouvernement
Tout dominant pouvant cacher un autre dominant
Abolition des classes sociales
Abolition de l'argent
Son pendant étant la monnaie locale
Calé en auto-remplacement, est le capital
Révolution du mental
Révolution intégrale
Révolution libertaire et sociale
Mais pas comme certaines et certains capitalistes américains
Qui osent la débilité, et se disent libertaires et non plus même libertariens
Il s'agit de tout salir, de tout calomnier
Mon poing dans la gueule à ces fumiers
Eux, hélas, ne risquent pas de se suicider
C'est bien, le capital qu'il faut supprimer !

Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index "



 
 

All rights belong to its author. It was published on e-Stories.org by demand of Patrice Faubert.
Published on e-Stories.org on 14.12.2018.

 

Comments of our readers (0)


Your opinion:

Our authors and e-Stories.org would like to hear your opinion! But you should comment the Poem/Story and not insult our authors personally!

Please choose

Previous title Previous title

Does this Poem/Story violate the law or the e-Stories.org submission rules?
Please let us know!

Author: Changes could be made in our members-area!

More from category"Política & Sociedade" (Poems)

Other works from Patrice Faubert

Did you like it?
Please have a look at:

Capitalocène de prosopopée - Patrice Faubert (Política & Sociedade)
A special moment - Helga Edelsfeld (Filosófico)