Anna-Helena Kummerli

L’HISTOIRE D’UNE PASSION / Zion national Park

Zion national Park

Quand on quitte cette ville de lumière et que l’on roule dans le désert vers les gorges de la Virgin River, on réalise qu’elle est tout à fait artificielle, car il n’y a rien autour. Bon, elle devient de plus en plus grande, car il faut construire aussi des habitations pour toutes les personnes travaillant dans la ville, mais......il n’y a que le désert! Bien que j’ai réussi à m’adapter à plusieurs visites par année à Las Vegas, je suis quand-même chaque fois heureuse de quitter cet endroit et de partir vers Zion Park et les rochers rouges.

Le “rouge” commence justement, en passant les gorges de “la rivière vierge” et en arrivant, tout d’abord en Arizona, pour quelques miles et ensuite en Utah. On traverse St. George, une ville mormone assez importante et avec un joli tabernacle que l’on voit de loin. Il parait que c’est le 2ème tabernacle, en grandeur, de l’Utah. Ensuite, il y a Hurricane et la route qui nous mène, toujours le long de la Virgin- river, vers Zion-Park. Quand je suis passée la première fois dans la petite ville de Springdale, il n’y avait qu’un seul restaurant et pas d’hôtel. Je me souviens même du repas: une sorte de roast-beef en sandwich et un bol de “bouillon” pour tremper le sandwich dedans. Carmen m’a expliqué, car je ne savais pas du tout comment manger “la chose”. Maintenant il y a entre 15 et 20 hôtels-motels-restaurants à Springdale et à chacun de mes passages, ça augmente. Le tourisme à outrance me fait peur! C’est pour cette raison que je préfère les mois d’hiver, même s’il fait froid, mais.....on a toute la nature pour soi. (Egoïste!) Ma première découverte de Zion était formidable et j’étais comme une gamine pendant une course d’école. Nous sommes parties le long de la rivière - nous sommes montées aux Emerald Pools etc... Nous avons rencontré un mule-deer (grande biche aux longues oreilles, comme une mule) curieuse qui est venu renifler dans la poche de mon coupe-vent. Pas farouche du tout!

N’oubliez jamais de faire un vœu, au pied du rocher de Sinawava, tout au fond du canyon, car il sera exaucé, si vous ne souhaitez pas la lune! Zion est également le paradis pour l’escalade et on voit souvent deux, trois alpinistes suspendus à la roche rouge. C’est un canyon fait pour les marcheurs, car il y a tant à découvrir et souvent, c’est seulement possible à pied. A chacune de mes visites, je découvre un autre “trail” et j’en ai encore pour de longues années, avant de les connaitre tous. Il y a également l’autre côté de Zion: le Kolob-Plateau, que l’on peut atteindre par la route I-15 ou, une autre partie, par la ville de Virgin, comme le nom de la si jolie rivière.

 

Au printemps, vous avez les premiers “verts” des cottonwood, ensuite c’est l’abondance et, en automne, ces merveilleux arbres deviennent couleur or. Je ne sais pas choisir le meilleur moment et j’ai de la chance de ne pas devoir le faire, car je reviens souvent. Un jour, avec Anne-Marie, une amie de Genève, nous sommes arrivées tout au fond de Zion-Park le matin de très bonheur. C’était au mois de février et un ranger nous disait que la température était de moins 10C. Tout d’un coup: des bruits d’explosions! Inquiétant! C’était tout simplement le soleil qui arrivait sur la pointe d’un rocher et qui faisait éclater la glace et aussi des parties de cailloux. Impressionnant et il valait mieux ne pas être tout près. Evidemment, je fais passer tous mes clients par Zion-Park, parce que c’est un peu l’introduction dans les canyons, dans le monde des rochers rouges, entoures de genévriers verts que j’appellerai dorénavant “junipers”, comme en anglais, du bleu du ciel et souvent aussi du blanc de la neige. Mes quatre couleurs! C’est absolument fabuleux d’entrer à Zion, quand une petite couche de neige fine couvre la roche, comme du sucre en poudre.

Après notre première visite, avec la vieille Pontiac de Carmen, nous somme parties en direction de l’autre sortie du parc et avons du traverser un très long tunnel, ou j’avais l’impression que la voiture immenses de Carmen ne passerai jamais. En sortant, le monde change, la nature est plus douce, plus tendre, plus paisible, moins forte, mais tout aussi belle. La aussi, que de chemins à découvrir, selon ses envies et ses capacités sportives. L’amour pour Zion augmente à chaque passage. Dans ma tête, je prépare déjà mon prochain retour et la piste que je veux découvrir. Quand je suis passée fin mars 2003, nous ne pouvions pas monter par le village de Virgin et visiter l’autre partie de Zion que je trouve très impressionnante, car la navette spéciale avait commencé sa chute vertigineuse directement sur cette partie du parc et les recherches pour retrouver des pièces avaient commencé ce jour. Un moment triste et impressionnant, pourtant dans un paysage ou la beauté domine.

 

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Published on e-Stories.org on 12.10.2018.

 

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